Origine du Méhnir de Gargantua

Le monument se présente sous la forme de deux pierres plates couchées côte à côte. La première mesure 4,45 m de longueur sur 1,7 m de largeur et 0,7 m d’épaisseur. La deuxième mesure 4,40 m de longueur sur 0,6 m d’épaisseur. Sa largeur varie de 1,7 m à une extrémité jusqu’à 2,55 m, elle est de 2,65 m au centre. La similitude des deux pierres laisse entendre qu’il s’agit d’un seul bloc cassé en deux.

Histoire

Ce mégalithe est décrit pour la première fois par Léon Coutil, président de la Société préhistorique française, en 1897. Les deux pierres sont alors suffisamment éloignées l’une de l’autre pour que deux arbres aient poussé entre elles. Cela ne l’empêche pas de déduire des similitudes entre elles qu’elles pourraient n’avoir été qu’un seul bloc à l’origine. La localisation de ce mégalithe à la croisée de deux chemins, le nom de « Gargantua » attribué à de nombreux menhirs de la région (Gravier de Gargantua (Port-Mort), Pierre de Gargantua à Neaufles-Auvergny, Pierre de Gargantua à Saint-Ouen-d’Attez, Caillou de Gargantua à Caillouet-Orgeville) l’amènent à penser qu’il s’agit d’un ancien menhir brisé et couché.

Un autre membre de la Société Normande d’Études Préhistoriques, Henri Lamiray, y retourne vers 1936. S’il reconnaît dans les deux pierres les deux éléments d’un même bloc, la découverte d’autres plus petits morceaux de pierre à proximité lui font déduire que le mégalithe d’origine était un dolmen, probablement détruit lors de la construction du chemin. Toutefois, des fouilles effectuées sous les pierres n’ont donné aucun résultat.